La Roumanie, par-delà les préjugés

Voilà c’est fait. Nous sommes en Roumanie, 3590km. Cela clôt 96h un peu folles, débutées un vendredi matin par une excellente pavlova en Pologne, et qui se conclut 4 jours après avec 3 passages de frontières, 360 kms parcourus, et aucun hôte car pas le temps de trainer…


Nous commençons par une journée de pause, avec l’ambition de faire plein de choses (une lessive, le tracé GPS de Roumanie…) Nous faisons à peu près tout, mais sentons que nos corps réclament du repos, et un peu de tour de France 🙂 Allez Julian 😀Notre trajet roumain commence par un accident bête à Satu Mare. Sur un trottoir de pont entre la glissière et la barrière, la sacoche avant de PJ s’accroche dans un profilé de la glissière, ça le déstabilise et il tombe sur la glissière. En France, il était tombé sur de l’herbe. En Roumanie sur un profilé métallique, ça fait plus mal… La douleur durera quand même 5 semaines…On croise peu après un voyageur au long cours à vélo, et quand on lui demande des conseils sur la Roumanie, son premier commentaire est qu’ils conduisent comme des fous. Ce n’est pas la première fois qu’on nous dit ça… Pourtant on trouve que les gens, sur les routes de campagne, sont assez respectueux, ralentissent et se décalent bien en nous dépassant. Il n’y a que les entrées dans les villes, par de grands axes, qui sont désagréables, mais plus par la route pas prévue pour les cyclistes que par le comportement routier des roumains. Bon, on a quand même vu un accident avec une camionnette qui emboutit une voiture à vive allure, à moins de 20m de nous…

Quelle surprise nous avons que s’apercevoir que la langue roumaine ressemble au français, à l’espagnol et à l’italien (bon on ne le parle pas cela ne nous arrange pas!), eh oui c’est une langue latine, on se dit donc qu’on devrait s’en sortir. On ne pensait pas utiliser l’espagnol pendant notre périple et pourtant on a réussi à quasiment se comprendre avec un roumain, lui parlant roumain et Sandrine en espagnol…


Notre périple roumain commence par les Maramures. Nous avons beaucoup apprécié l’ambiance: beaucoup de fermiers se rendent sur leur lieu de travail dans des charrettes. C’est une vision assez surprenante pour nous occidentaux, en tout cas au début. Mais la zone étant reculée et assez vallonnée, le travail mécanique est peu adapté, et en plus il y a peu de stations essences (donc difficile de faire le plein du tracteur).
Ainsi, pour faire sécher la paille, ils la déposent d’abord sur des sortes de tréteaux, ou même à même le sol, afin qu’elle perde son eau et ainsi ne pourrisse pas. Puis ils font de grands tas autours de gros piquets. Cela donne ainsi des formes caractéristiques, que l’on retrouve uniformément répartis dans les champs. Le soir, après le travail, nous les voyons souvent assis sur des bancs devant chez eux, à discuter. Cela donne une image assez idyllique de la vie pastorale… mais une fois le portail fermé, nous ne voyons pas les maux de dos, les fins de mois, …

Les Maramures auront aussi été synonymes de pistes, avec des routes bien asphaltées s’arrêtant sans raison sur une piste bien compliquée à passer. PJ en a profité pour tenter un bain de boue, mais la flaque n’était pas assez profonde! Et surtout, grand moment, le monastère de Barsana. Le visiter avec les choeurs musicaux provenant de tous les édifices est la certitude de passer un moment plein d’émotions!

Le petit ange qui veille sur nous est encore au top: après une journée compliquée sur les pistes où PJ aura traîné sa peine du fait de sa côte fêlée, un chien errant cherche à faire pipi sur notre tente. On est un peu à bout. Et pile à ce moment, un couple de quinquagénaire nous offre des fruits et légumes. Si ça ce n’est pas un joli message d’espoir !
Après les Maramures, direction le Sud-Ouest pour rejoindre le Danube. Cela revient donc à traverser les Carpates de part en part. Notre route s’élève donc souvent, révélant de magnifiques paysages. Nous notons d’ailleurs que beaucoup de routes sont en construction, fortement financées par l’Union Européenne. Souvent nous passons avant que l’asphalte soit appliqué, et nous avons donc des pistes en chantier sur des dizaines de kilomètres. Mais dans les vallées, c’est ça ou des détours de 60 kms… On choisit donc la piste!

Cela nous causera une fois du tort: PJ crève en fin de piste, et doit s’arrêter. Il est 18h30, et par chance la crevaison s’est produite à côté d’un hôtel… qui s’avère complet… Aussitôt, pleins de roumains viennent autour de nous, et l’un nous invite chez eux pour passer la nuit et réparer tranquillement. Quel bonheur que l’hospitalité dans ces conditions!Cela nous permet de goûter les spécialités locales: des sarmale (riz et viandes enroulé dans des feuilles de choux, très bon mais l’odeur par contre…), des mici (boulettes de viande en forme de saucisse), des courgettes panées, de la palinka (de l’eau de vie…)



Enfin nous arrivons aux Portes de Fer! L’ambiance y est grandiose, on se croirait dans le Seigneur des Anneaux! Initialement, nous aurions dû être côté serbe. A voir les ponts et tunnels qui s’y enchaînent, nous aimons bien notre rive! Le long du Danube nous retrouvons une équipe de tournage, envoyée par un de nos sponsors, Globedreamers. C’est une expérience amusante que de se faire filmer par drone ou interviewer. On a hâte de voir la vidéo!


A la sortie des Portes de Fer, à Orsova, nous sommes accueillis dans un monastère. Ce sera une soirée inoubliable, marquée par l’extrême bonté et gentillesse d’une religieuse. Nous aurions aimé partir avec une photo d’elle, en souvenir de cette belle et douce soirée. Mais nous n’osons pas demander pour ne pas briser ce beau moment et ne pas opérer de gêne. Certes avec le temps les souvenirs de son regard pétillant d’humanité s’estomperont, mais il tiendra à nous de faire perdurer le sentiment si fort de sécurité et de bien-être ressenti, et idéalement de le partager auprès d’autres voyageurs vagabonds. Notre séjour y est cocasse également, on nous a servi des frites au petit-déjeuner !


Nous remontons par Herculane, ville thermale où nous faisons une rapide trempette. Moyenne d’âge des gens autour de nous: 75 ans. Après 2 mois intensifs de vélo, c’est tout comme pour nous 😁Le lendemain, nous nous faisons héberger dans une ferme. Réveil à 6h30, et les yeux encore bouffis de sommeil, on nous coupe une part de tome que nous dégustons comme petit-déjeuner, accompagné d’une pêche ! Puis le couple de fermiers nous offre le reste de tome 😋Puis nous remontons vers le château de Bran, plus connu comme étant le château de Dracula ! Pour information, Dracula a bien existé, c’était un prince de Valachie du XVeme siècle qui était intrépide et redoutable, il empalait tous ceux qui étaient corrompus, les voleurs, les meurtriers, les traîtres, les Ottomans ou encore ceux qui trompaient leurs femmes,… mais il n’a jamais habité à Bran, ni ne sucait le sang d’innocents ou faisait du kick-boxing avec Buffy. Le château est en tout cas extrêmement mignon !Puis visite du château de Pelés, dont l’ambiance est radicalement différente. On retrouve le style néo-romantique des châteaux allemands. C’est beau et fastueux, presque perturbant par rapport au niveau de vie des roumains…
Enfin nous arrivons à Bucarest. C’est une ville qui ne nous a pas laissé indifférent, mais sans pouvoir dire si on a aimé ou pas. Le luxe apparent de certains bâtiments, ressemblant fortement au style haussmanien, côtoie de grosses barres bien soviétiques et des bâtiments du XIXeme en ruine depuis le tremblement de terre de 1978, le tout dans un délicieux mélange de pollution, de bruit et d’effervescence.
A vélo, c’est l’enfer. Les villes d’Europe de l’est sont à la gloire de la voiture…
Enfin nous approchons de la frontière. La veille de la franchir, une mini-tempête nous tombe dessus. On voit une famille proche d’un barbecue dans leur jardin. On s’approche, ils nous offrent une chambre, un poisson entier, 2 saucisses, une côte de porc,… C’est incroyable!Le lendemain, nous partons en espérant franchir sans peine la frontière. Par chance, la Bulgarie est entièrement ouverte. La traversée du pont sur le Danube est pleine d’émotions. Nous sommes heureux. La Bulgarie marque l’arrivée prochaine à la mer Noire. On aurait pu abandonner, on a persisté et ça paie !

Nous sommes très reconnaissants d’avoir rencontrés et été accueillis par des gens très généreux. Merci à Johan et sa famille, le fils, sa copine et son père qui nous ont accueillis quand PJ a crevé, Dorin et Adina, Andrea et sa famille.

L’acolyte de l’insolite

Bon, OK, on parodie le nom d’un restaurant parisien que nous aimons bien… Mais c’est pour la bonne cause ☺️

Aux Pays-Bas, une piste cyclable parfaite serpente à travers les arbres en pleine forêt

Chères pistes cyclables, vous nous manquez tendrement 😥

En Pologne, les cœurs de tournesol se vendent en supermarché. On n’a pas osé en acheter, ne sachant pas comment les cuisiner

Tournesols

En Pologne, le pape Jean-Paul II est une rock-star, avec des portraits dans des églises plutôt cool, différent de la solennité des tableaux qu’on peut trouver en général en France

Bonjour, moi c’est Jean-Paul II

En Slovaquie, on ne voit pas le nom des rivières en passant sur un pont, mais sûrement une référence de base de données… Et c’est vrai jusqu’aux plus petits ponts, même piétons.

Quel joli petit nom

Une piste cyclable s’arrêtant brutalement en Hongrie…

Et hop, 2 cyclistes de plus se sont faits avoir !

De temps en temps en Roumanie, on voit des panneaux oubliés depuis longtemps en France !

D’ailleurs le panneau n’est pas très respecté

Mais par contre les enfants sont pressés d’aller étudier !

Allez, vite, on va étudier ☺️

Insolites, mais jolies, beaucoup de maisons ont leurs façades carrelées

Quelques motifs géométriques

Un « bus » scolaire. On précise tout de même que nous n’en avons vu qu’un dans une vallée assez reculée, où le chauffeur s’est arrêté pour acheter des glaces à tout le monde.

Vite, on veut nos glaces !!

En Roumanie, ce n’est pas le ciel qui nous tombe sur la tête

Attention, chutes de météorites 😨

En Roumanie toujours, les petites chapelles ont besoin de douceurs du Sud de la France 😋

Vive les offrandes votives d’herbes de Provence 😊

La Pologne, ses villes, ses pistes de sable…

L’entrée en Pologne s’est déroulée sous un soleil de plomb à Kostrzyn. Un groupe de cyclistes polonais arrive vers nous, échange et nous indique de faire attention sur la route, et qu’ils préfèrent de leur côté rouler en Allemagne. C’est donc méfiant que nous entamons la traversé de la Pologne sur une route très passante, les voitures circulent vite. On bifurque à droite pour suivre le GPX. Après environ 2 km sur un chemin de terre cabossé, ça devient carrément sableux… Sandrine lucide propose de faire demi tour, PJ regarde et se dit que ça peut passer. Bilan: plus d’une heure à pousser les vélos dans un sable mou pour juste 2 kms, le tout dans la chaleur et ce ne sera pas la seule fois…

Des fois on n’arrive plus à pousser tout seul et le vélo glisse… Voici venu un travail d’équipe !

Après une dizaine de kms sur une route bitumée, le dieu des cyclistes voyageurs frappe encore: non seulement face à ce supermarché où on se ravitaille en eau, il y a une fontaine où on va tremper les pieds, mais également un brumisateur géant (le premier du voyage). Et ceci dans une petite ville polonaise, évidemment au moment où nous en ressentons le besoin. Nous pouvons donc reprendre la route.

Sandrine est heureuse, et rafraîchie 😊

Plus loin nous cherchons un lieu où dormir, et tous nous indiquent un camping gratuit. Nous nous y rendons donc, nous disant que nous avons mal compris. En fait il existe en Pologne des Pole Biwakowe, des terrains pour bivouaquer aménagés, avec des tables, parfois des toilettes chimiques, où il est possible de passer la nuit. Le lendemain nous dormons dans un vrai camping, et plusieurs polonais font la fête. Cela se retrouvera dans tous les campings que nous avons faits en Pologne, et marqué un contraste avec les campings français par exemple, qui étaient calmes à la nuit tombée.

Un des quelques Pole biwakowe où nous avons pu planter notre tente.

Nous avions quelques préjugés sur la Pologne, et avions en entrant plus peur pour nos vélos qu’en Allemagne par exemple. Tout s’est bien passé. Cependant à Poznan, alors que nous venions de poser nos vélos sur une place et les avions bien attachés, un local vient nous voir et nous indique que c’est une mauvaise idée ici. Nous nous garons ailleurs, devant un centre commercial avec un agent de sécurité qu’on voit patrouiller. Nous nous disons alors qu’il ne faut tout de même pas baisser la garde: là où nous nous étions initialement arrêtés, il y avait beaucoup de places de vélos, mais absolument aucun vélo garé, alors que l’endroit est idéal pour se rendre dans le centre-ville. Devant le centre commercial, il y avait d’autres vélos garés. Cela aura été une leçon pour le futur: voir où les locaux ont tendance à laisser les vélos. Malheureusement ces mouvements nous ont fait perdre près de 20 minutes, et nous avons loupé le spectacle des chèvres entrechoquant leurs cornes à 12h, une attraction de Poznan, se déroulant une fois par jour.

Poznan a été pour nous un premier coup de cœur en Pologne: en effet son centre ville historique est magnifique et il y avait une manifestation avec de nombreux stands culinaires. C’est une des première fois du voyage, avec Berlin, que nous avons vraiment fait nos touristes en achetant à manger à pas moins de 4 stands différents. Cela nous a fait du bien de nous poser même pour 1h.

Ensuite nous sommes repartis en passant le long du Parc Malta de Poznan avec un canal de plus de 2 km de long permettant des courses d’aviron et de kayak. C’est une installation qu’on croirait olympique ! Il y avait également un parc accrobranche, un parc aqua-récréatif et une forêt en fin de l’étendue d’eau. C’est vraiment un lieu de vie et de sport que nous avons apprécié et qui donne envie d’habiter dans une ville avec ce type d’infrastructures.

Les paysages sont par contre assez monotones jusqu’à Varsovie. On ne note pas qu’on avance, car on navigue de route de campagne en route de campagne, donc assez souvent nous changeons de direction. Point positif le trafic est léger ! On en vient à être content de voir des éoliennes, qui brisent la monotonie. Parmi les détails que nous avons noté sur notre route:

– les tombes sont très fleuries… Nous nous demandons si ceci est dû à un attachement plus grand des polonais à leurs proches, ou bien si c’est le signe d’une mobilité géographique moins développée.

– de nombreuses vierges ou croix sont emplies de ruban, dans les villages. C’est joli, et dans le vent cela rappelle les drapeaux népalais

Une des très nombreuses vierges

– de temps en temps nous voyons des statues de personnages en bois, très jolies

Bonjour Aragorn, nous te saluons

– des maisons récentes et bien finies côtoient des maisons plus anciennes, souvent sans habillage extérieure (finition béton brute, ou brique apparente au choix).

– la Pologne est clairement en pleine croissance, et cela se voit avec de nombreuses constructions, des jolies maisons en périphérie des villes et des routes refaites, des aires de jeux dans chaque village,…

Malheureusement la Pologne a été tellement anéantie lors de la seconde guerre mondiale que nous ne voyons pas de bâtiments d’avant-guerre. Une des difficultés sur notre route est que parfois au panneau de sortie de ville, l’asphalte laisse place à une piste.

Les routes de sable en sortie de ville… Ici on fait demi tour pas moyen d’avancer !

Souvent cela reste praticable, mais il faut rester très concentré car par endroits c’est piégeux, et un instant de déconcentration ne pardonne pas. Ces pistes nous usent, surtout que souvent une route les évite (donc on a l’impression de se fatiguer pour rien), mais même en passant du temps sur le gpx, on se fait avoir…

Malgré nos errements, nous sommes arrivés à temps pour les couchers de soleil

Les polonais n’ont pas l’air d’être très concernés par le paiement des campings. Une fois la personne a insisté en nous disant que nous étions des étudiants, une autre fois, dans un club de voile, impossible de payer (soit les gens ne nous écoutent pas, soit ils ne sont pas là). Du coup nous partons sans payer… Mais le karma est terrible. On s’est rendu compte qu’une des batteries a mal été branchée… Du coup on avait 40% de batterie pour faire 100 kms… Heureusement le terrain était plat et le vent faible mais le ciel était très nuageux. Pour la première fois depuis le départ, PJ a roulé environ 10 kms moteur éteint, pour économiser la batterie.

Enfin nous arrivons à Varsovie 😃 !

Varsovie est une étape importante du voyage. Pour la première fois nous allons cesser de nous diriger vers l’est, et prendrons direction sud. Arriver dans une grande ville en voyage à vélo est toujours un moment particulier. Sur notre première partie de voyage, ce sont des jalons marquant notre avancée. Les atteindre, c’est donc concrétiser plusieurs jours à vélo. Et une grande ville se laisse rarement approcher facilement. Tout d’abord, ce sont les grandes infrastructures que nous devinons: les avions à basse altitude laissent deviner un aéroport proche, le bruit des voitures sur des voies rapides s’intensifie, puis nous devons faire des détours pour nous véhiculer au travers de l’urbanisme. En effet en vélo de randonnée, nous ne sommes pas aussi agiles que des piétons et les escaliers nous bloquent, mais nous sommes plus fragiles que des voitures et ne pouvons pas prendre de viaducs. Nous voyons ainsi quelles sont les villes les plus agréables à atteindre. Et à ce titre, Varsovie est exceptionnelle, en tout cas par le sentier suivi le long de la Vistule. 25 kms avant Varsovie nous avons emprunté ce sentier sur la digue, qui nous a mené tout droit sur la rive Nord via un pont spécialement cycliste et piéton. Puis pour aller rive Sud, où se trouve la vieille ville, les ponts même autoroutiers ont des voies cyclistes. C’est donc très aisément que nous sommes arrivés ! Nous n’avons par contre pas eus de vue sur la Vistule. C’est un fleuve qui semble soumis à des crues importantes, car entouré de digues de part et d’autre, situées bien loin du cours du lit. Au moins la nature est tranquille !

La visite de Varsovie nous a fait découvrir le destin fascinant, et tragique, des polonais. D’abord grande nation au Moyen-âge, disparu suite à des querelles fratricides et la guerre avec la Suède, la Prusse et la Russie, réapparu après la 1ere GM, conquise par les nazis et soviétiques lors du début de la 2eme GM, puis se battant seuls contre les nazis en 44, avec une aide relative des alliés (qui ont prévu la partition de la Pologne sans vraiment en informer le gouvernement polonais, en exil à Londres) et globalement inexistante des soviétiques (qui se feront ensuite un plaisir de tuer tous les officiers résistants aussitôt après la 2eme GM, car les polonais se battaient pour leur indépendance et ça ce n’est pas compatible avec la mère patrie russe…)… Le pays n’a retrouvé son indépendance qu’en 1989, à la chute de l’URSS. Ainsi tous les monuments commémoratifs des atrocités subis lors de la 2eme GM datent d’après 1989! La ville ayant été rasée quasi intégralement par les nazis en fin 44, celle-ci présente 3 types de batiments: la vieille ville reconstruite à l’identique, des bâtiments bien communistes, puis des bâtiments ultra modernes avec une véritable skyline.

Les terrains plats se succèdent après Varsovie, jusqu’à Kielce, où les paysages changent radicalement, et sont désormais ceux de collines verdoyantes avec diverses agricultures. Avoir vécu plusieurs centaines de kms, soit plusieurs jours de paysages monotones nous permet de vivement apprécier ces changements. Notre esprit également mue, notamment PJ, qui se sentait un peu abruti, se retrouve à nouveau motivé.

De la forêt, enfin !

La diversité des paysages nous redonne le goût à prendre notre temps et s’arrêter pour profiter, et non juste à avancer pour se déplacer. Mine de rien, nous sentons que nous progressons. Un jour nous avons eu l’impression de ne pas avancer, d’aller lentement car nous étions fatigués, mais également car nous avons fait des pauses, quelques erreurs de parcours, il y avait de la dénivelée… Bref, c’était une journée tranquille niveau vélo… De 75 kms. En France cela représentait une bonne journée ! Enfin nous arrivons à Cracovie, qui est l’ancienne capitale de la Pologne. La ville est magnifique, son centre-ville historique est immense, un des plus grands d’Europe!

L’atmosphère y est différente de Varsovie; et nous nous amusons de voir que, mis à part Jean-Paul II qui fait consensus, ce ne sont pas les mêmes personnages qui sont mis en avant. Bizarrement le roi qui a fait de Varsovie la capitale, et brûlé le palais royal de Cracovie, n’est pas vraiment en odeur de sainteté (alors que sa statue trône fièrement au centre du centre-ville de Varsovie)

Salut toi, je suis Jean-Paul II, et je vais te faire aimer la religion ☺️ (blague à part, il a eu un rôle important auprès des polonais pendant la période soviétique)

En partant de Cracovie, nous avons visité la mine de sel de Wieliczka où des mariages peuvent avoir lieu dans la grande chapelle.

Pour notre dernier soir en Pologne, nous ne trouvons pas de camping.. On se dit qu’on va demander aux locaux On s’arrête et demande à un passant. Il nous dit d’aller dans une ville à 7km pour un camping. Il est tard, cela fait loin, on préférerait trouver sur place quelqu’un qui accepte de nous prêter son jardin! Nous sommes embêtés et demandons à une autre habitante qui a un grand jardin. La dame appelle sa fille qui parle anglais. Elle nous dit aussi l’autre ville, puis a un doute, et on se dit qu’elle va nous proposer. Là l’autre homme arrive, et les 3 se mettent à parler en polonais. Ils nous demandent si on veut un hôtel (non) puis nous disent qu’il y en a un à 30 zlotis. Donc OK pour nous. Ils appellent, raccrochent sans rien nous dire, donc on devine que c’est complet. Puis l’homme nous demande si on a besoin d’une salle de bain. On répond non, car on sent que c’est un point bloquant pour lui. Du coup il nous invite dans son jardin. On demande quand même à avoir accès à des WC et de l’électricité. Il nous dit OK et nous invite pour un thé. On accepte, en sentant que tout a changé! Au début nous sommes toujours un peu méfiants, et les gens sûrement pareillement; donc il faut passer ce cap! Le lendemain matin, nous avons également droit à une excellente part de pavlova, car il s’avère que c’est l’anniversaire de Marek et nous repartons avec une excellente confiture de fraise 😋 faite par Asia, sa femme. C’était très clairement l’au-revoir parfait à la Pologne!! Donc merci à Asia et Marek!

Un trait de caractère que nous avons remarqué chez les polonais c’est qu’ils ne disent pas bonjour dans la rue ou dans les supermarchés et ne sont pas non plus très souriants mais une fois les barrières tombées, ils laissent dévoiler une facette très chaleureuse…

Un grand merci à tous nos hôtes qui nous ont accueills très haleureusement : Thomasz, Nelson et son coloc, Damian et sa famille et bien sûr Marek et Asia.

Et nous partons en Slovaquie, sans savoir toutes les surprises que cette journée va nous réserver!

Changement de programme… Ou comment s’adapter en urgence

Avec un peu de retard, nous vous dévoilons les 4 jours qui ont façonné un nouveau voyage pour nous, au moins pour un mois…

Alors, retour vers le passé !

Vendredi 28 août, nous sommes encore en Pologne. Nous avons dormi dans le jardin d’un charmant couple. Le matin, c’est l’anniversaire du monsieur, Marek, et ils nous offrent même une délicieuse pavlova au petit-déjeuner !

Miam miam !!

Autant dire que tout va pour le mieux ! La Pologne nous aura posé quelques problèmes au début, mais à force de persévérance nous avons réussi à l’apprécier et l’adopter !

Nous nous dirigeons avec plaisir vers la Slovaquie. Nous sommes assez impatients, c’est enfin la montagne, le château de Spis… Et également nous avons programmé une première vraie journée de repos.

Heureusement pour nous, on va passer sur la gauche de ces montagnes

La Slovaquie arrive, son premier col a plus de 1000m (première fois qu’on monte autant). C’est un nouveau pays, donc on profite et on en prend le pouls, pour ajuster notre conduite. Comme à chaque fois, pour la première nuit dans un pays, nous préférons aller dans un camping pour échanger avec les gens sans s’imposer, et voir la marche à suivre.

Et là, en regardant de façon distraite le journal lemonde, PJ découvre que la Hongrie ferme ses frontières le 1er septembre, soit le mardi qui arrive !! Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le gérant du camping nous informe que les personnes arrivant de France seront aussi persona non grata à cette date…

Nous sommes frustrés, nous sommes dégoutés, et après de longues discussions nous décidons de continuer tel que prévu jusque Brno, puis Vienne, puis Bratislava… Et aviser là-bas, en voyant si la Hongrie rouvre ses portes au 1er octobre. Sinon il nous faut soit passer par l’Ukraine (compliqué), soit passer via la Croatie et les Balkans (donc revenir sur nos pas, et probablement manquer de temps), soit revenir plus ou moins lentement en France. On sent en tout cas que nous n’atteindrons jamais la mer Noire.

Le lendemain nous devons aller au château de Spis, donc encore à l’Est. Nous savons que ce sera là le dernier moment où prendre notre décision. Mais il est clair que nous allons faire ce château, nous en rêvons depuis des mois (merci la série the Witcher)

Pour ceux qui se demandent, le château de Spis c’est ça 😍

Une fois le château visité, nous allons sur les murailles et parlons à nouveau. Le choix de la raison est de continuer jusqu’à Vienne, puis probablement faire l’Autriche, la Croatie et l’Italie de façon intensive. L’épidémie de Covid-19 augmente, les frontières ferment et vont continuer à le faire, c’est inéluctable !

Oui, mais… Cela fait maintenant un mois et demi que nous roulons et nous sommes plus à l’aise, plus sûrs de nous pour improviser. Et ne pas atteindre la mer Noire, ne pas aller plus à l’est que Varsovie serait quand même un échec… Et puis, quel culot ce serait de jeter tous nos plans à la fenêtre et y aller, comme ça, sur un coup de tête. Ce serait très aventureux ! Après tout, la frontière hongroise est proche. En roulant bien, on pourrait même atteindre la Roumanie le lundi soir.

Car dans notre mésaventure nous avons la chance précieuse de pouvoir agir. Et oui, nous avons vu la nouvelle très vite (2j avant qu’elle n’apparaisse sur le site officiel reopen…), et nous sommes proches de la Hongrie.

Nous respirons, et sur une promesse de revenir un jour faire le Danube de Vienne à Budapest, nous nous décidons à y aller. Le calcul est simple: nous sommes samedi à 17h30. Lundi soir, nous devons être 240 kms plus loin 🙄 En général on roule 70 kms par jour, donc là globalement il faut y ajouter 50 kms… C’est possible des journées de 36h 🤔 ?

La vue de l’endroit depuis laquelle nous avons pris notre décision… Oui, nous étions un peu plus bas sur la muraille

Nous roulons donc un peu, et dormons à l’hôtel. Étant pressé, nous nous disons que nous ne pouvons pas perdre du temps à monter / démonter la tente, et surtout nous devons avoir les batteries pleines chaque matin !

Le lendemain matin, nous partons vers la frontière hongroise ! Après 5 km, nous voyons une publicité sur les spécialités culinaires slovaques. On se regarde et on décide de suite d’aller dans un restaurant à Kosice pour les goûter (à noter que quand il s’agit de nos estomacs, la prise de décision est plus aisée 😊 !)

Derrière les arbres, les restaurants 😋

Il est 14h, encore 200 kms d’ici le lendemain… Donc nous faisons une balade digestive dans le centre-ville, très mignon.. . Après tout, il est peu probable que nous retournions à Kosice un jour… Par contre, niveau sens des priorités, on peut faire mieux 😇.

C’est reparti ! Nous entrons en Hongrie par une petite route bucolique, où pas même un ancien poste-frontière ne se trouve. Juste un panneau nous indiquant que voilà, nous sommes dans un pays qui ne veut plus de nous d’ici 33h…

Nous nous arrêtons à un hôtel. Ils doivent être surpris de voir des touristes à vélo en pleine campagne hongroise à 1j de la fermeture des frontières. Ils sont en tout cas très courtois !

Le lendemain, nous ne pouvons plus nous cacher : 130 kms à faire. Heureusement, la Hongrie est une vaste plaine ! Si on voit des collines, c’est probablement un pays étranger ! Et en vérifiant sur la carte, c’est le cas (collines slovaques, puis ukrainiennes, et enfin roumaines !) Globalement l’horizon pour nous est souvent lié à la hauteur des épis de maïs que nous longeons !

Mauvaise langue que nous sommes… Les arbres sont plus hauts que les maïs 😁 !

Après 30 kms, un hongrois nous interpelle et nous propose un thé. C’est gentil, mais nous devons rouler… En même temps, nous sommes un peu surpris que les gens agissent à contre-courant total de la décision du gouvernement de fermer ses frontières.

C’est à plus de 19h, heure hongroise, que nous arrivons à la frontière. Aucun contrôle côté hongrois mais un côté roumain.. On nous aura surtout posé des questions sur les vélos… Par contre, de l’autre côté, il y a de gros bouchons, beaucoup de gens veulent rentrer en Hongrie avant l’heure fatidique !

Contents, et un peu fatigués !

On s’arrête quelques kms après à un hôtel, pour une journée de pause. Nous n’avons plus de jus physique et mental, et de toute façon nous avons un itinéraire à tracer, avec la ferme intention d’en profiter pour visiter d’autres endroits. Et pour commencer, les Maramures qui sont toutes proches, que nous souhaitions faire mais qui étaient trop au Nord de notre trajet initial

Les Maramures… Une campagne et une vie rurale riche, et tellement belle !

Nous allons donc rester plusieurs semaines en Roumanie. Nous faisons cap au Sud pour rejoindre le Danube. Après tout, nous étions censés le suivre, et la portion que nous voulions absolument faire, en Serbie, est aussi faisable côté roumain !

Et au moins, nous savons que nous pouvons atteindre la mer Noire (normalement en Bulgarie, mais ça peut encore changer selon l’évolution de l’épidémie…)

Traversée Ouest-Est de l’Allemagne

L’Allemagne était pour nous le premier gros morceau de notre voyage. Certes la traversée de la France aura duré 10 jours, mais nous les avons considéré comme une mise en route nécessaire. L’Allemagne représentait avec notre tracé prévu un peu plus de 1000 kms, soit 2 semaines prévues. C’est donc une durée suffisamment longue pour prendre ses habitudes dans le pays, tant dans notre relation avec les gens, que dans les petites choses du quotidien (bien repérer les entrées de pistes cyclables, quels produits nous aimons manger,…).

Oui, on trouve de bonnes gaufres et d’excellentes pâtes à tartiner en Allemagne !

Cela reste tout de même un pays dont le fonctionnement est très proche de la France, et c’est un pays dont nous parlons plus ou moins la langue, donc nous y sommes entrés avec plaisir !

Et on lève tous les mains…

Arrivant depuis les Pays-Bas, les paysages sont restés plutôt homogènes jusqu’à Munster. C’est une ville qui se traverse tellement facilement à vélo qu’à aucun moment on ne devine sa taille.

Le lendemain, nous avions une longue journée pour rejoindre Detmold, et en fin de journée nous avons vu apparaître les premières collines depuis Calais. C’était également la première journée au-delà de 30° depuis le début du voyage, et nous étions relativement las. À 15 kms de notre but, nous faisons une pause, et un père et son fils nous abordent. Cette personne a été la première à nous proposer spontanément de venir dormir chez lui, alors que nous n’avions même pas évoqué le sujet, étant attendu plus loin. Pour cette raison nous avons refusé, mais vu notre fatigue à ce moment, la décision a presque été prise à contre-cœur, tenaillé par notre respect pour la parole précédemment donnée.

Nos pieds méritent le meilleur !

A Detmold, nous avons fait une pause pour visiter un musée sur la vie quotidienne des allemands du 14è au 18è siècle.

Ensuite, nous entrons dans les montagnes Harz. Le paysage change radicalement et nous rappelle la Suisse. C’est étonnant car ces montagnes ont une altitude à peine supérieure à 500m, mais les infrastructures laissent deviner un enneigement réel : téléphérique, piste de saut à ski, de bobsleigh,… Également c’est une zone où les anciennes maisons de bois, peintes, sont magnifiques. Les ville d’Einbeck ou d’Hoxter, par exemple méritent le détour !

C’est dans une vallée que nous avons fait notre rencontre animale la plus marquante d’Allemagne. Nous roulons le long d’un champ, et sommes intrigués par une forme noire voûtée et grande. Elle bouge légèrement, alors qu’il n’y a pas de vent. En s’approchant, ce que nous prenions pour un épouvantail laisse découvrir un long bec orange, avant de s’envoler. Nous comprenons alors parfaitement que cette région était parfaite pour que les frères Grimm y puisent leur inspiration. Nous imaginions parfaitement la sorcière voûtée comploter à quelconque méfait, et une fois surprise par les habitants qui l’encerclent, déployer ses ailes et en un battement s’envoler pour répandre sa malice dans une autre vallée. Inutile de dire que l’oiseau ne s’est pas laissé prendre en photo, pour notre grande déception. C’est probablement l’oiseau le plus grand que nous n’ayons jamais vu en liberté, semblant faire plus d’1.50m de hauteur, et incroyablement trapu.

Si on enlève le vélo, on devine assez bien l’oiseau vu… La balai était enfoncé dans les narines par contre !

Ce même jour, l’orage gronde et nous ne voulons pas dormir en tente par ce temps, jugeant cela risqué. Nous arrêtant dans un petit village nous demandons si nous pouvons planter notre tente sous un carrousel situé dans un jardin d’enfants. Le couple hésite, puis d’un coup leurs visages s’illuminent et nous indiquent que des huttes pour pèlerins existent à proximité de l’église. Ces huttes se révèlent être parfaitement récentes et incroyablement charmantes. Nous remercions intérieurement ces femmes et hommes d’église qui ont choisi d’installer de tels logements, prêts à accueillir tout inconnu et à lui simplifier l’existence, ne serait-ce que pour une nuit. Nous trouvons cela magnifique.

Mais c’est cosy tout plein ça… On a bien vu le passage des 7 nains, mais on cherche encore Blanche-Neige !

L’Allemagne est très agréable au niveau de la navigation, mais nous avons connu quelques difficultés justement au niveau des montagnes Harz.

Les montagnes Harz

Auparavant, les tracés de l’Eurovélo 2, que nous avons sur GPS, et de la route R1, dont nous suivons les panneaux, étaient les mêmes. Mais après Hoxter, nous sentons des tensions et les parcours se quittent, se retrouvent pour mieux s’éloigner… Et nous, jeunes enfants de la route, nous ne sommes toujours pas émancipés et ne savons pas qui choisir. Nous hésitons, nous tergiversons, nous passons de l’un à l’autre et surtout nous nous perdons.

Nous avons ainsi fait du hors piste, des demis-tour, avons traversé un champ à vélo.

Note pour plus tard: privilégier la traversée des champs à dos de cigogne, plus rapide et gracieuse

Le lendemain, nous avons tranché et choisi la figure maternelle rassurante du GPX, toujours là à la moindre inquiétude. 

Dans cette zone, le tracé est ardu: la route est en contrebas, mais nous passons dans des forêts avec des passages droit dans la pente. Jusqu’au passage de trop pour nous, avec des pavés trop disjoints pour continuer. Nous décidons de rejoindre la route en se disant que nous trouverons une piste cyclable le long. Au bout de 2 km, juste avant de la rejoindre, Pierre-Jean pile pour éviter un cycliste, qui venait sur une route indiquée comme voie de chemin de fer sur le GPS, et même sur les panneaux de signalisation. Il s’avère que c’est une piste cyclable toute neuve, et le cycliste nous indique dans un sourire la destination. C’est là où nous devons aller !! Il doit y avoir un petit ange qui veille sur nous, car pile quand on en a marre, on trouve la piste cyclable qu’il faut, mais également une personne qui la connaît sinon nous n’aurions probablement pas osé la prendre, sans référence cartographique. Elle est donc plane, lisse… Bref le bonheur. Sur la droite on voit la forêt qui monte et descend, en se disant qu’on aurait pu être là bas.

C’était encore plus pentu en vrai…

Après Wernigerode, nous rentrons en ancienne Allemagne de l’est et nous le remarquons. En particulier dans les petites villes à la campagne, de nombreux grands bâtiments en béton sont délabrés voire en début de ruine, signe d’un passé industriel plus important pour ces petites villes. Certaines routes se dégradent, notamment les rues pavées de quelques bourgs qui sont assez fracassés. Également à Bad Harzburg, pourtant ville touristique, un bâtiment abandonné jouxte le château médiéval. Par contre les villes de taille moyenne n’ont que peu de différences (sauf certaines rues vraiment mal pavées).

Ah ces châtelain du XIXème siècle qui se copient tous les uns les autres…

Sortant des montagnes Harz, nous découvrons à Ferropolis un lac, qui avec ses énormes extractives de charbon, nous faisant penser à la Sibérie (sans réelle raison d’ailleurs) et juste après nous traversons une forêt de pin qui nous rappelle le Sud de la France, d’autant qu’il faisait chaud. Nous nous attendions à perdre la notion du temps, mais pas également celle du pays où nous sommes.

Ferropolis accueille dans la fraternité et la convivialité humains et Transformers ! À noter pour nos amis métalliques, l’eau ça rouille, donc pensez à bien vous sécher les écrous en sortant !

C’est dans cet état d’esprit que nous arrivons à Berlin. Berlin est une ville géante, qui telle un canevas immense est à destination des berlinois pour se l’approprier et la faire évoluer, ce qu’ils font d’ailleurs pour empêcher la réalisation de certains projets qui viendraient dénaturer des lieux de vies appréciés, comme le long de la Spree. C’est une ville qui cherche à garder la mémoire d’un passé traumatique, tout en se tournant résolument vers le futur. Rarement une capitale n’aura autant donné cette impression d’une ville qui se vit, et non d’une ville qui se visite. Prendre le pouls de Berlin est compliqué en peu de jours, car c’est une ville multiple, aux nombreux lacs, aux vestiges de la partition Est/Ouest, mais également aux zones hipsters chics et récentes qui côtoient de larges squats. C’est une ville propre, mais aux nombreux tags répartis jusque sur les façades des rares bâtiments ayant survécu à la guerre, où bien sur les façades des entrées de station de métro.  Loin de l’image disciplinée et quasi industrielle qu’on peut avoir des allemands en France, nous les avons trouvé pour la plupart ouverts, chaleureux et incroyablement vivants. C’est donc une ville qui ne laisse pas indifférent. Nous nous sommes presque forcés à partir au bout de 3 jours, car nous sentions que nous aurions pu y rester bien plus longtemps.

D’ailleurs à Berlin nous avons vécu une petite frustration liée à notre mode de voyage: le Bundestag était réservé jusqu’au 1er septembre, nous étions le 8 août. Vivre sans planifier se bute souvent dans les grandes villes à l’obligation de réservation longtemps en amont.

Avant de quitter Berlin, nous avons décidé de faire une bonne action en ramassant les déchets sur la Sprée. Green Kayak nous prête un kayak (gratuitement) pendant 1h et nous ramassons les déchets. (vidéo en ligne ici)

Beaucoup de déchets ramassés !

Sortant de Berlin par l’est, nous découvrons de nombreux lacs, avec toujours du monde. Plus étonnant, le soir nous y avons campé et tant assez tard où tôt le lendemain, des allemands sont arrivés, se sont dévêtus et ont fait quelques brasses avant de repartir, tel un rituel bien ancré.

Sandrine: « – Allez on va en Pologne » PJ: « – Non je reste ici ! On est bien ! »

À la fin de l’Allemagne, nous appréhendons un peu la Pologne. En effet depuis notre départ de France, et en particulier depuis la Belgique nous avons de belles pistes cyclables. On nous a mis en garde contre la conduite dans les pays de l’est de l’Europe. Ce sera aussi le premier pays où on ne parle pas la langue. On doit bien s’en sortir en anglais, mais on se doute qu’on devra de temps en temps recourir au langage des signes. 

Ça fait toujours bizarre de quitter un pays. On ressent un peu de nostalgie, on se rappelle ce qu’on y a vécu… Egalement on a acquis une façon de se comporter qui convient dans le pays, tant dans la circulation que dans notre rapport à l’autre. C’est tout bête, mais on sait demander de l’eau pour nos gourdes et se faire accepter, on connaît les produits dans les supermarchés,… Bref on évolue dans un certain confort, qu’il faut accepter de quitter au passage de frontière.

Voici l’Oder. On peut difficilement aller plus à l’est sans entrer en Pologne… Ça sent donc la fin de l’article !

Merci à nos hôtes allemands qui nous accueillis chaleureusement 🙂 : Christin, Thomas, Deborah et sa famille, le papa de Anne et ses voisins, Jens et Solenn.

On est bien dans la forêt de pins !

Belgique – Pays-Bas, ou le paradis de l’apaisement

Pendant la semaine qu’a duré notre traversée de la Belgique et des Pays-Bas, un mot nous venait instantanément à l’esprit : apaisement. Pour dire la vérité, ce sont deux pays qui ne nous intéressaient auparavant que pour les villes : comment ne pas être émerveillé devant des villes aussi diverses et riches qu’Amsterdam, Bruxelles, Gand ou Bruges, pour ne citer qu’elles ? Mais nous n’avions jamais eu l’idée d’aller parcourir la campagne de ces pays.

La côte belge, aux très nombreuses plages

Nous sommes ravis d’avoir pu corriger ceci, et de quelle manière. ! Notre entrée en Belgique s’est faite par la côte, que nous avons longé pendant près de 30 kms, avant de nous décider à bifurquer et nous diriger vers Bruges, en suivant le canal depuis Ostende. C’est à partir de ce moment que l’apaisement s’est fait sentir : la circulation était douce, les voies cyclables nombreuses et de qualité, … et surtout les belges et les hollandais étaient au diapason des paysages, voguant à vélo à leurs rythme, ou bien s’arrêtant dès l’instant que nous souhaitions traverser, voire même parfois avant alors même que nous ne souhaitions pas traverser. Mais dès l’instant que notre cheminement pouvait éventuellement croiser une route, comme à un rond-point, les véhicules s’arrêtaient, attendant notre décision.

Manifestement, nous n’avons pas eu de collisions avec des bateaux 😃

Ceci nous a surpris, nous qui sommes déjà agréablement surpris quand un véhicule s’arrête dès le moment où nous arrivons au passage piéton. Ici le cycliste est roi, et pour qu’il n’ait pas à ralentir des craintes d’un choc, le véhicule cède le passage en amont.

Entre Bruges et Damme. On sent que le vent est omniprésent 😊

C’est donc dans un esprit relaxé que nous avons abordé Bruges, avant de longer un autre canal vers Damme et entrer dans les Pays-Bas, que nous avons brièvement parcourus afin de revenir en Belgique à Anvers, pour notre première journée de repos. Ce fut donc une journée passée à faire la lessive, réparer les vélos, faire quelques achats et visiter la ville, et également avoir le plaisir de cuisiner normalement le soir.

Oui !! Un béguinage 😊 hop, on se relaxe !

C’est donc au final peu reposé que nous sommes partis le surlendemain de notre arrivée, direction Dordrecht, aux Pays-Bas. Et là le coup de cœur s’est réellement réalisé : nous avons découvert des paysages verdoyants, de nombreux moulins et surtout des cours d’eau pléthoriques, avec de nombreuses maisons dont la terrasse donnait directement sur l’eau, avec qui une barque, qui un paddle. La traversée de nombreuses villes nous confirmait l’impression d’apaisement, avec de très nombreuses voies vélo, une circulation automobile fluide voire absente (certes nous y avons été en juillet), et toujours de très nombreuses personnes à vélo.

Un rond point pour la circulation des barques. Mesdames et messieurs, on tourne par la droite ➡️

De Dordrecht, nous avons réalisé notre premier détour afin de découvrir Kinderdijk, et ses nombreux moulins. L’ingéniosité déployée dès le XVIIIème siècle est une véritable ode à la science et une main tendue vers l’autre. En effet les moulins permettaient d’abaisser le niveau d’eau de certaines zones, en remontant l’excédent d’eau par delà une digue. Il falllait donc que la digue retienne l’eau, et que les moulins l’évacuent bien pour que la zone reste asséchée, et surtout non inondée. Outre la technique dont il est possible de se convaincre, il fallait que chacun dans la zone ait confiance dans le travail constant et inlassable de l’autre ; si un seul manquait son travail, alors c’est toute la chaîne qui se trouvait les pieds dans l’eau (voire carrément le corps sous l’eau…)

Kinderdijk 😍

Enfin, notre sortie des Pays-Bas nous a permis de découvrir des paysages jusqu’alors insoupçonnés, permettant de varier les polders, avec des bois et des (petites collines), mais également des plaines étirées jusqu’à l’horizon, qu’on n’aurait pas imaginé exister aux Pays-Bas.

Aragorn, l’orque se cache derrière l’arbre à droite ! 😬

Au niveau de l’écologie, et même s’il est difficile de transposer la situation de deux pays à faible superficie et faible dénivelée à la France, nous pensons que certains points peuvent servir d’exemple, en particulier dans les villes. Les centre-villes sont pavés, ce qui est un plus au niveau de la chaleur transmise lors d’épisodes de canicules par rapport à un bitume noir. Également les pavés étant parfois légèrement inégaux, cela pousse à ralentir et donc cohabiter avec les différents modes de déplacement. Les voies vélo sont très développés, ont leur signalétique propre de sorte qu’il est aisé de planifier une excursion à la journée sans risque de se perdre. Nous voyions d’ailleurs de nombreux groupes de tous âges rouler ensemble, ou se poser à la terrasse des cafés disséminés dans la campagne. Et ceci tant le week-end que le soir en semaine, mettant à profit le fait de finir tôt leur journée. La nature y est respectée et valorisée, même si comme ailleurs nous avons vu des déchets jetés le long de la route (paquet de cigarettes, masques, bouteilles,…) 

Ce sont donc deux pays que nous avons fortement apprécié et où nous avons été bien accueillis. C’est simple, sur 7 nuits, nous avons payé le camping que deux fois ! 

Les moulins, omniprésents 😀

Nous notons également que nous progressons dans le voyage et notre notion de confort évolue : un soir nous avons dormi sur des cartons, couplé à un tapis de yoga et nos matelas gonflable, ceci au sous-sol d’une maison. Et nous nous sommes émerveillés de ce confort ! 

Premiers tours de roues: la France

Le départ a bien été lancé le dimanche 12 juillet de Quévert-Dinan (22) accompagnés de nos proches pendant une vingtaine de kilomètres en vélos et en voiture.

Hector, le véo de Pierre-Jean
Nazca, je vélo de Sandrine
Pollux, la mascotte

Et déjà, sur les bords de Rance, les premiers dépaysements se font ressentir, avec la vue des falaises et des maisons en bord d’eau.

Chemin du Halage – Dinan (22)

Puis arrive si vite le Port Saint-Hubert, et ce pique-nique encore entouré de nos proches. Repas englouti bien vite, et déjà ils plient la nappe, afin de nous pousser à prendre le départ. Nous allons à nos vélos, et voyons une haie d’honneur formée de vélo.

Pont Saint-Hubert – Port Saint-Jean (35)
Port Saint-Jean (35)

Quelques tours de roue, un peu d’assistance électrique, et voilà nous sommes lancés!

Mais nous ne pouvons pas limiter notre parcours en France à la côte: nous avons débuté en fanfare par le Mont Saint-Michel le premier soir, avant d’aller dans les terres et connaître un réel plaisir à suivre l’Eurovélo 4 jusqu’à Vire, au moyen d’une voie douce isolée de la circulation, et particulièrement agréable. Nous avons alors bifurqué afin de découvrir la Suisse Normande, sa dénivelée et ses paysages évoquant effectivement des pâturages d’altitude. La brume ce jour là a ajouté une ambiance très montagneuse.

A Caen, où nous avons été hébergés par une famille charmante, nous avons retrouvé la mer, que nous avons longée jusqu’à Honfleur, traversant des villes mignonnes mais où nous n’avons fait que passer. Même Honfleur, située à 300 m du camping, n’a pas été foulée par nos pas. Nous étions éreintés, et voulions faire sécher notre tente. Le temps d’envisager une visite, 23h étaient passées… Afin d’éviter le pont de Normandie, nous avons traversé le Marais Vernier, un lieu hors du temps avec ses maisons aux toits de chaume avec des plantations dans la glaise afin de stabiliser la chaume.

Le pont de Normandie au dessus de la Seine
Traversée de la Seine par le bac
Marais Vernier (27)

Et puis, effectivement, nous atteignons la côte d’Albatre, au final très tournée vers sa campagne car la mer bien que proche est souvent distante de la hauteur d’une falaise. Nous y avons découvert les champs de lin, et profité de vues privilégiées sur la côte.

Puis vient la côte d’Opale et ses plages de sable fin, plus touristique. Et quand nous pensions glisser tranquillement jusqu’à la frontière, nous avons buté sur des montées très sèches peu avant Calais. Les paysages étaient magnifiques, et nous évoquaient bien plus le Yorkshire que le Nord Pas-de-Calais.  La France est riche de paysages variés, nous en avons été les témoins privilégiés. En plus à vélo nous avons la chance de voir et ressentir dans nos muscles ces changements.

La première semaine n’a pas été avare en malchances: Pierre-Jean a perdu en quelques centaines de kilomètres des boulons de fixation de garde boue alors que jamais il n’en n’avait perdus en plus de 10 000 kms. Le réchaud universel acheté à prix d’or et testé avant le voyage s’est mis à fuir et a été inutilisable, nous obligeant à acheter un nouveau réchaud à gaz. C’était sans compter sur la pénurie de cartouches de gaz vissables sur toute la côte (nous avons visité tous les Décathlon de la côte, ils ne nous ont pourtant pas sponsorisés !)… La solution a notamment été de profiter des nombreuses baraques à frites le long de la route. Ce n’est pas très light, mais nous avions systématiquement faim! Ensuite, vient le tour de la remorque qui semble se déformer au fur et à mesure qu’on s’arrête et à force de passer par des chemins caillouteux. Au final, quelques réglages et hop elle a l’air de tenir pour l’instant.

Le premier soir, après 70 km, nous trouvions que nous avions peu avancé, car sur la carte de France nos points de départ et arrivée semblaient proches. Au bout de 10 jours et demi, et après 775 kms, nous voyons notre progression, et nous rentrons en Belgique.

Enfin, ces premiers tours de roue nous ont permis de mesurer les différentes émotions que pouvaient générer nos vélos. Notamment un homme qui nous a apostrophé à Saint-Valery-sur-Somme, ne cessant de répéter qu’il n’imaginait pas voir ceci en se levant le matin. Nous sentions que ça le touchait de voir une jeunesse imaginative, même si à notre goût notre mérite est faible, les vélos ayant été préparés par Déclic Eco.

Paparazzi à Saint Valéry-sur-Somme (80)

Mais de manière générale, nous avons eu droit à beaucoup de questions, et également plusieurs personnes qui nous prenaient en photo, nous ou nos vélos, avec ou sans notre autorisation.

Aussi, les questions posées étaient sensiblement les mêmes, et souvent posées dans le même ordre. Mais nous aurions probablement posé les mêmes si nous avions vu des vélos comme les nôtres: ce sont des panneaux solaires? mais du coup vous avez une assistance électrique? elle est où votre batterie? vous partez où? ah mais du coup combien de temps? quelle est votre autonomie? vous faites combien de km par jour? vous dormez où? et pour vos parents, ce n’est pas trop dur?

Le voyage continue 🙂

Voyager c’est aussi bien s’assurer

Avant tout voyage, et en particulier avant un voyage de plusieurs mois, il est essentiel d’être bien assuré.

Pour les voyages usuels, de quelques semaines, il n’y a pas toujours besoin de prendre des assurances spécifiques : les assurances que nous avons dans la vie de tous les jours nous couvrent pour les voyages en France. C’est un point à vérifier pour l’étranger, car les frais médicaux à l’étranger peuvent vite grimper… sans parler de rapatriement dans les cas les plus importants ! Certains pays imposent ces assurances d’ailleurs pour les demandes de visa…

Pour des voyages de plusieurs mois, en général la question ne se pose pas et une assurance spécifique est même obligatoire, ne serait-ce que pour avoir la responsabilité civile à l’étranger. La responsabilité civile est généralement comprise avec l’assurance habitation, mais pour un long voyage il est rare de conserver un logement. De notre côté, nous étions d’une certaine façon SDF…

Nous avons donc comparé plusieurs assurances avant de faire notre choix. Nos critères ont été les suivants :

  • clarté de l’assurance
  • qualité de l’assurance et sa réputation
  • coût de l’assurance
  • possibilité d’enchaîner avec notre assurance Visa Premier (vive les cartes gratuites à ce sujet)

Dans le détail, pour le choix de l’assurance nous avons vérifié qu’il y avait bien une responsabilité civile à l’étranger, que l’assurance rapatriement était incluse, quels étaient les montants remboursés en cas de pépins (de santé, ou si on se fait voler… après tout, nous sommes poissards), quels étaient les pays couverts …

Au final nous n’avons trouvé qu’une assurance qui répondait à tous nos critères (nous étions assez difficiles…) : AVI. En plus nous avons eu la possibilité d’échanger avec eux par téléphone, ce qui a bien aidé pour la clarté. Et comme ils ont bien voulu nous sponsoriser, cela a aidé pour l’aspect financier, même si de base leurs prix étaient compétitifs. C’est d’ailleurs eux qui nous ont parlé de la possibilité d’utiliser l’assurance Visa Premier, ce qui nous a économisé 3 mois d’assurance. Cela représente quand même une sacrée économie, donc nous les remercions pour leur transparence ! Le fait d’avoir un contact humain a beaucoup joué pour nous, car il est en général dur d’échanger de façon posée avec une assurance : on les appelle seulement en cas de pépins, et ce n’est rarement le meilleur moment pour nous pour être ouvert sur les subtilités et exceptions du contrat. Là normalement tout est clair, donc on sait ce qui est couvert et ce qui ne l’est pas (concrètement, si on se fait entièrement dépouiller, le montant de nos affaires dépasse le plafond de remboursement, mais de toute façon aucune autre assurance ne proposait mieux).

Donc si vous voulez faire un tour sur leur site, c’est ici: AVI

Nous disposons également d’un lien d’affiliation, qui vous permet de bénéficier de 5% de réduction sur leurs assurances. Pour être tout à fait honnête, nous bénéficions de prime si vous passez par ce lien, mais nous avons préféré baisser le montant potentiel de la prime pour vous faire bénéficier d’une réduction 🙂 :

Voyageurs solidaires

Nous sommes fiers d’avoir été sélectionnés par l’association L’enfant@l’hôpital pour devenir voyageurs solidaires. C’était un souhait de notre part, nous les avons contacté et ils ont jugé notre projet intéressant, et capable de créer l’intérêt auprès d’enfants malades ou en situation de handicap.

Nous prenons cela comme un réel honneur, et comme une réelle responsabilité. Nous voulons être à la hauteur de la confiance accordée!

Nous leur passons donc la parole, car qui mieux qu’eux peuvent présenter leurs actions!

logo enfant à l'hôpital

 “Voyager c’est apprendre, et apprendre c’est guérir un peu.”

Grâce à Kolibri, sa plate-forme web interactive, L’enfant@l’hôpital offre des contenus culturels toujours renouvelés et une méthode vivante de retour aux apprentissages fondamentaux pour des enfants malades, hospitalisés, ou en situation de handicap. Depuis plus de 30 ans, l’association les aide à porter un nouveau regard sur le mot « apprendre ». 

Enfant à l'hôpital
Photo de présentation fournie par L’enfant@l’hôpital

Présente dans toute la France auprès d’une soixantaine de services hospitaliers, centres de soins et de rééducation, établissements pour enfants handicapés et établissements scolaires bénéficiant des dispositifs ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire), l’association aide chaque année plus de 3 000 enfants à surmonter leurs difficultés d’apprentissages.

Aujourd’hui, L’enfant@l’hôpital demeure la seule structure en France capable d’équiper, former, et accompagner les établissements de santé et scolaires qui en font la demande. 

Le travail de l’association L’enfant@l’hôpital est unique au monde. C’est pourquoi, parmi de multiples distinctions, elle a été lauréate du 1er prix mondial de la création de contenu Internet contre l’exclusion. 

L’association est agréée par le Ministère de l’Education Nationale et reconnue d’intérêt général.

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