On vide nos bagages!

Se préparer à un voyage en vélo électrique solaire de plusieurs mois ne se fait pas, pour nous, du jour au lendemain.

Cela a été un long processus, qui a débouché, de façon très pragmatique, sur une liste de matériel. Matériel qui pourra, nous l’espérons, nous aider à faire face à toute situation rencontrée.

ours polaire
Bon, là on est d’accord, on ne fait pas face… Mais normalement, on est censé éviter les grandes bêtes carnivores et à grandes dents 🙂 (source: RTL)

Nos besoins se sont d’ailleurs adaptés à notre façon de voyager (l’inverse est aussi vraie…). Nous voulions pouvoir avancer, sans contrainte, et sans avoir à porter sur nos dos (les kinésithérapeutes, ostéopathes, chiropracteurs sont nos amis ! Continuez de nous remettre notre dos en place )

Alors, si on vide nos sacs, que trouvera-t-on ?

  • Matériel de couchage
    • 1 tente MSR Hubba Tour 3 et son footprint (tente spacieuse et robuste, afin de pouvoir au minimum nous asseoir à l’intérieur, et un footprint car les tentes légères ont le tort de souvent être peu étanches au contact d’herbe mouillée, ou potentiellement fragile face à un caillou/une racine tranchant(e)…)
    • 2 sacs de couchage Valandré Grasshopper
    • 2 matelas gonflables ayant de bonnes résistances thermiques
      • de loin ces équipements ont été l’investissement le plus important. Nous avons arpenté leboncoin, et profité d’une promotion sur la tente.
  • Vêtements
    • Pour chacun :
      • 2 à 3 T-shirts manche courte ou débardeurs
      • 2 T-shirts manche longue
      • 2 pantalons de randonnée
      • 1 cuissard court (seulement pour Pierre-Jean, le siège du vélo couché de Sandrine étant plus confortable)
      • 1 collant chaud
      • sous-vêtements pour une semaine
      • 1 polaire
      • 1 doudoune
      • 1 veste imperméable
      • 1 coupe-vent léger
      • 1 surpantalon étanche
      • 1 paire de chaussures de trail
      • 1 paire de chaussures normal
      • 1 paire de chaussures ouverte
      • 1 bonnet léger allant sous casque
      • 1 paire de gants de vélo été
      • 1 paire de gants fermé chaud
      • Echarpe ou buff
      • Masques sanitaires (crise Covid-19)
        • nous avions la très grande majorité de cet équipement. Une partie nous a été offerte à Noël (merci la famille !!). Et s’il s’avère qu’il nous manque quelque chose, nous l’achèterons sur la route.
  • Cuisine
    • 1 réchaud multi combustible
      • cela avait été acheté en prévision de l’Asie, où nous pensions ne pas trouver de cartouches de gaz Primus. Sachant qu’on reste en Europe, on aurait pu rester sur un réchaud plus traditionnel
    • 1 mini-bouilloire pliante
    • 1 petite poêle de randonnée
    • 1 casserole de 1,5 L
    • Allumettes
    • 2 bol assiettes
    • 2 tasses pliantes
    • 3 fourchettes/cuillères
    • 2 couteaux type Opinel
    • 1 cartouche de gaz Primus
    • Alcool blanc
  • Matériel informatique
    • Appareil photographique (un compact pour Madame, un hybride pour Monsieur
    • Eventuellement trépied (nous n’avons toujours pas tranché, entre l’envie de prendre de jolies photos en condition de basse luminosité, et le fait de s’alourdir de 1 kg…)
    • Ordinateur ultraportable Acer Switch (qui a déjà 4 ans et ne marche plus très bien… mais au moins si on le casse ou noie, on aura moins de regrets…)
    • 3 portables (dont 1 débloqué si besoin d’ajouter une carte SIM local)
    • Balise SPOT (achetée en prévision pour l’Asie Centrale. Pas forcément nécessaire en Europe, mais nous l’avons. Et c’est un bon argument pour rassurer les parents )
    • Powerbank solaire (en réflexion d’achat, nous en avions acheté une il y a 3 ans… qui est morte après avoir peu servie… )
  • Médicaments
    • Tire-tique (les tiques aiment Pierre-Jean et ne manquent pas une occasion pour lui témoigner tout leur amour )
    • antitussif
    • anti-diarrhéique
    • Gel hydro-alcoolique
    • Homéoplasmine
    • Biseptine
    • baume du Tigre
    • crème solaire
    • pansements
  • Sécurité
    • gilet orange haute-visibilité
    • Lampe LED clignotante (nous n’avons pas vocation à rouler la nuit, mais dans le doute)
    • nous réfléchissons à l’achat d’une bombe à poivre ou similaire, après lecture de quelques livres ou blogs… D’un côté nous ne voulons pas tomber dans la psychose, mais le but n’est pas d’être naïf non plus…
  • Autre
    • Bassine pliable pour laver les vêtements avec très peu d’eau (merci sister!)
    • Filtre à eau (soit Care-Plus, soit Katadyn)
    • Poche à eau de 2 litres
    • 3 gourdes
    • Equipement de réparation pour vélo (rustines, chambre à air, clés allen, clé à mollette)
    • 2 frontales (une Stoots à très forte performance, une Petzl plus commune)
    • Livres de voyages

Et tout ça rentre dans nos bagages  !!

bagages en vrac
on est d’accord, c’est un peu le bazar… Sandrine n’est donc pas ravie Emoji
c’est un peu mieux rangé. Sandrine est un peu plus contente Emoji

Et vous, que prendriez-vous ?

Découverte de la Vélomaritime!

Dans l’attente de pouvoir s’évader librement hors des frontières françaises, nous vous proposons de découvrir une partie de notre trajet qui nous mènera de notre point de départ, la région de Dinan aux frontières Belges 🚴‍♂️😃

Cliquez sur l’image pour partir à la découverte !

Comment le Coronavirus a chamboulé nos plans de voyage

Comme il était présenté auparavant, notre objectif initial était de parcourir le continent eurasiatique par voies terrestres en passant par la Russie, la Mongolie, la Chine jusqu’en Asie du Sud-Est et un retour prévu par la route de la Soie et enfin l’Europe du Sud. Le départ était prévu en juin.

Les événements dramatiques qui secouent actuellement le monde entier remettent en cause, au moins temporairement, beaucoup d’actes jugés jusqu’alors normaux (facilité de se déplacer dans le monde entier, possibilité d’aller au contact d’autres personnes sans risquer de les contaminer, liberté maximale d’agir et de se déplacer, …). Ces événements nous ont forcés à réajuster notre projet.

En effet, même avec toute la volonté du monde (et même en admettant que demain le virus cesse de circuler), nous nous heurterons à des obstacles d’ordre administratif. Or, si les frontières de l’espace Schengen sont légèrement pénétrables pour les travailleurs transfrontaliers, celles situées hors U.E restent actuellement fermées. Aussi, il est également impossible pour nous d’entreprendre des démarches pour obtenir nos visas Russes et Mongoles avant de partir.

Alors pourquoi ne pas partir plus tard nous direz-vous ? Si nous maintenons notre voyage cette année en décalant le départ à l’automne 2020, nous nous confronterons à des températures difficilement conciliables à la pratique du vélo de randonnée, ou à dormir en tente à l’extérieur.

Or dès la fin de l’été, les températures sont déjà très fraîches en Russie (voire franchement glaciales…) et traverser la Mongolie sur les routes enneigées n’est pas envisageable…..

Nous avons espéré jusqu’au dernier moment mais nous devons nous rendre à l’évidence, nous n’irons pas en Asie cette année.

Pour des raisons personnelles, nous souhaitons partir cette année. Cela fait déjà un petit moment que nous voulons quitter notre vie parisienne et c’est le moment ou jamais car ensuite nous nous installerons ailleurs. D’autant que nous avons déjà prévenu nos employeurs respectifs de notre prochain départ…

La route est encore longue mais on y croit.

Nous avons donc pris la décision de raccourcir notre voyage. Nous partirons en juillet mais allons rester en Europe. Ce trajet, qui durera maximum 6 mois, fera environ 10000 km et a pour objectif d’atteindre la Mer Noire et mettra l’honneur plusieurs grandes villes Européennes : Berlin, Cracovie, Vienne, Bratislava, Budapest, Belgrade, Bucarest, Tirana, Sarajevo, Florence,…

Nous croisons les doigts bien évidemment pour que ce voyage se fasse dans de bonnes conditions sanitaires et que nous puissions traverser les frontières sans encombres. Nous respecterons en tout lieu les directives des autorités sanitaires du pays hôte, et pourrons facilement respecter la distanciation sociale en dormant en tente.

Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rêver, l’intelligence d’en faire un projet réaliste, et la volonté de voir ce projet mené à bien. – Sydney A. Friedman

[SOUVENIRS]

Itinérance à vélo le long de la Loire

English below

Comme tout le monde en France, nous sommes en confinement ; à l’exception du personnel hospitalier et du personnel essentiel au fonctionnement du pays, à qui nous tirons notre chapeau !

En attendant des jours meilleurs, nous nous sommes dits que c’était l’occasion de présenter nos plus beaux voyages.

Pour ce premier texte, retour sur notre premier voyage à vélo entre Blois et Nantes le long de La Loire à Vélo

Nous partons de Blois un mercredi après-midi de fin avril 2018, avec un train à Nantes pour revenir le dimanche matin. Sandrine a loué un vélo électrique (chez Détours de Loire) et j’ai mon vélo de randonnée.

A peine partis de Blois, nous éprouvons une sensation de liberté agréable, avec la possibilité d’aller au rythme voulu, de s’arrêter où nous le souhaitons… jusqu’à ce que le soleil nous rappelle à l’ordre : comme pour tout voyage nature, notre rythme va devoir se caler avec celui du soleil. S’ensuivra un repas en admirant le coucher de soleil sur la Loire et une de ses nombreuses îles. Un moment magique, où nos corps sont encore réchauffés par les derniers rayons de soleil.

Nous aurions dû en profiter ! La nuit arrive, et prend par surprise nos corps par trop habitués au confort moderne. Pendant une dizaine de jours le mercure dépassait les 25°C… Nous avons seulement pris des vêtements légers. Le sac de couchage +10°C n’était pas adapté pour une nuit à 4°C (NB : nous sommes frileux 🥶). En attendant l’aube, nous avons eu tout le loisir de philosopher sur le ratio poids/confort de nos équipements, et rêver à cette chaude polaire laissée à la maison 😃

Le lendemain, nous partons vers 11h, légèrement refroidis par cette première nuit. Heureusement le parcours toujours sympathique nous emmène à travers coteaux. Nous allons connaître notre premier souci mécanique sur le vélo de location… à Tours, à 2 km d’un magasin. Quelle chance ! Dans l’histoire, nous perdons 2h, et repartons donc rapidement, non sans apprécier la sortie de Tours longeant le Cher. Cependant, le soleil se couche bientôt, et nous nous retrouvons à Savonnières devant un camping fermé, sans aucun camping à proximité… Nous poussons jusqu’à Villandry, en se disant qu’au pire nous prendrons un gîte. Arrivés, nous demandons au premier couple que nous croisons s’ils connaissent des lieux où dormir. Ils nous invitent alors spontanément chez eux. S’ensuit un échange passionnant. Cela nous ravit de vivre ceci en France. Nous aimons partir et aller au contact des gens, et cela nous a semblé miraculeux d’avoir une telle qualité d’échange si proche de chez nous, et de façon si spontanée. Vive le voyage à vélo !

Nous repartons donc vers Saumur après une bonne nuit de sommeil, à nouveau vers 11h 😴, prêts à affronter les pavés et le vent. Ah ce vent de face qui va nous pomper tant d’énergie. Heureusement le parcours en début de trajet est agréable, en particulier à la confluence de la Vienne et de la Loire. A Gennes, un placement stratégique, collé aux bungalows, nous permet de passer une nuit au chaud, et de repartir bon pied bon œil le lendemain.

Nous décidons de passer par les ardoisières de Trélazé, ce qui nous réserve une bonne surprise, avec la traversée d’un cours d’eau sur un bac. Cette activité, si anodine, nous change tellement du quotidien que nous l’avons pleinement appréciée.

Ceci nous mène jusqu’à Angers, ville où nous avons pu apprécier le contact avec la nature. En repartant, nous empruntons un chemin entouré d’eau, vraiment agréable. Tellement que nous parvenons à nous perdre un peu plus loin (il faut le faire quand même, se perdre le long de la Loire 🙄 !!), et nous nous rajoutons quelques kilomètres sur une île. Pas grave, cela nous a permis d’arriver avec un magnifique coucher de soleil au camping !

Arrive le dernier jour, et son temps redouté : pluie et froid. Ma compagne me surprend : gelée, elle continue. Dans ces conditions, chaque accalmie nous réchauffe, et nous sommes heureux qu’un restaurant veuille bien de nous, alors que nous arrivons trempés, serviettes en main, et couverture de survie autour de mes jambes pour ma part ! (encore merci L’oudaya)

Heureusement, le mauvais temps se calme et nous permet de relier Nantes. En tout cas, les escargots sont de sortie !

Le lendemain, en train, les arrêts, situés environ toutes les demi-heures, ponctuaient notre voyage et représentaient environ une journée sur les vélos. Il est impressionnant de constater à quel point les transports modernes réduisent les distances. Et de penser qu’avant, avec des chemins en mauvais état, faire cette distance prenait encore plus de temps. Cela fait aussi réfléchir sur notre vie de tous les jours, où nous courrons pour prendre le métro et ne pas attendre 5 minutes le suivant… A noter que nous nous étions faits cette réflexion il y a deux ans, réflexion qui est d’autant plus vrai en cette période de confinement, propice pour prendre du recul sur nos modes de vie souvent assez effrénés !

Pour finir, ce voyage reste comme une parenthèse enchantée où tout semble lié par le vélo, par nos efforts. Seuls restent des moments précis, comme ce daim courant le premier soir dans la prairie, à la même vitesse que nous, ce groupe de cyclistes nous rattrapant et nous encourageant, …

Nous ne le savions pas à l’époque, mais deux ans après, nous sommes prêts à partir rouler à travers l’Europe.

Bon courage à tous !
#stayhome 😷

Biking along the Loire

As everyone in France, and maybe in the world, we are staying home. The only ones who go outside are nurses, doctors, … Congratulations for them, our heart are with you!

So this is the perfect time to look back on previous trips!

So why don’t we go from Blois to Nantes, on a famous bike route named: La Loire à Vélo

So here we are at Blois, on a wednesday afternoon at the end of April 2018. On our timetable: a train back at Nantes, on Sunday morning. In between, around 300 km and 4 days. That’s doable 🙂 . For logistics, Sandrine rented an electrical bike (at Détours de Loire) and I have mine.

As soon as we’re off Blois, we feel free, we’re able to go as fast as we want (in our case, that’s more as slow as we want) and we can stop whenever we want and just look at the surronding. Basically, that’s cool, until the sun decides to go to bed, and we’re still like 10 kms from a camping. So let’s hurry, and respect the sun hours. We did good, as we can contemplate a beautiful sunset on the Loire and its many islands. Quite a magical time, and our bodies are heated by the last sunrays.

We should have enjoyed it! The night comes, and takes us off guards. FOr the last 10 days it had been more than 25°C… So we took only light gear… The rucksack is not hot enough for the night (we’re not the biggest fans of cold 🥶). As we are waiting for dawn, we can pounder on what is best: be light for the day, or be cold during the night. And we dream of this hot and stuffed polar we left at home…

Next day we leave at 11. Hopefully, the route is really nice and goes into vineyards. We’ll have our first mechanical problems… at Tours, 2km away from a bike shop. What a luck! We lose 2h, but are happy to discover the Cher, a river that flows into the Loire. The sun sets, and we arrive at Savonnières in front of a… closed camping. No other campings around, so we push to Villandry, thinking that we can still take a room somewhere. We arrive, and ask direction to the first couple we see. They spontaneously ask us if we want to sleep at their place. Of course we want! Better warm inside speaking to a nice couple than cold outside. And the evening is incredible, we exchange a lot and we are so happy that this can happen in France. During trips, we like to go to local people, but we never would have thought to live this in our country.

So after the night, we leave to Saumur, aroung 11 😴. We are greeted by a nice but too forceful wind, that isn’t really keen on seeing us reach our goal. But the landscape is beautiful, so all in all we reach the camping unscathed.

The next day, we go to see slates at Trélazé. We had to take a small boat, and it felt good and quite different than just wheeling on a bridge.

So we reach Angers, a city where nature manages to reach the center! It’s nice, we enjoy it so much, that on the way out we get lost (yes, we got lost following a river 🙄 !!)That adds some kilometers, but it doesn’t matter: the sunset is just incredible!

Comes the last day, and its pouring rain and cold. I’m so proud of my girlfriend: even cold, she keeps going on. In these counditions, we take heat from where we can, and we are so happy and glad when a restaurant accepts is with a smile: we are drenched, covered by our towels and survival blanket around us! (thanks a lot L’oudaya)

Afterwards the weather is a bit better, and we reach Nantes, trying to avoid the many snails that are quite happy (lucky them!)

The next day, the stops, which are about every 30 minutes, represent a day of bike trip. It’s impressive to consider how much modern transportation reduces the distances. And to think that before, the roads were bumpy, and it would have taken us more than 4 days! We can pounder on our day to day life, where we run to catch the subway and not wait 5 minutes… We made this reflexion 2 years ago, it’s more than ever true!

Anyway, the trip was really nice, and everything is linked by biking. Like this deer that runs at the same speed as us, or a groupe of cyclists that encourages us.

That trip was incredible, but little did we know that 2 years later, we are about to go bike throughout Europe!!

Good luck to everyone

#stayhome 😷

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