L’arrivée en Croatie aura été folklorique. Après avoir réservé un hôtel 10 minutes avant d’entrer dans le pays conformément au formulaire obligatoire EnterCroatia, ce dernier n’est pas contrôlé à la frontière et nous voulons annuler l’hôtel. En effet, il fait nuit et l’hôtel est à 20 kms (il n’y avait rien plus proche).
Après un refus net et répété de l’hôte, nous nous décidons à rouler plus d’une heure de nuit, tout en se disant que les croates n’ont pas l’air commodes, comme on nous a prévenus.
Cependant la Croatie marque la confirmation d’une tendance engagée au Monténégro : la plomberie ne fuit plus, et les douches sont prises avec de l’eau chaude et de la pression ! Il y a moins de nids de poule, les routes sont en bonne état. Les changements de pays se remarquent aussi à ce genre de petits détails !
C’est le lendemain que nous arrivons à Dubrovnik. La vue de la ville est magnifique, et nous n’avons qu’une hâte : aller déambuler dans les ruelles. Malheureusement il nous faut plus de 3h pour arriver au bon logement, le premier étant seulement accessible par de longs escaliers ! Et à nouveau notre petit ange se rappelle à nous: à l’entrée de la ville une famille française vient nous voir, échange avec nous puis nous offre de quoi se faire un bon restaurant ! Incroyable ! Et merci à eux !
Dubrovnik est belle et riche en découvertes. C’est une ville incroyablement bien conservée, et nous avons eu la chance d’avoir une belle journée ensoleillée et peu d’affluence pour arpenter ses murailles et musées. En pleine saison et en période hors virus, la ville est victime du tourisme de masse et a fait fuire ses habitants, d’autant plus que la ville a été rendue célèbre grâce à la série Game of Throne. En effet elle a accueilli jusqu’à 6 millions de visiteurs par an, on n’ose imaginer ce que ça devrait être dans les ruelles si étroites.
Puis direction Ston, et ses murailles qui sont les deuxièmes plus longues après celles de Chine. Ce long mur ceignant l’intégralité d’une colline est impressionnant !

Vue côté terre 
Vue de l’intérieur 
Vue côté mer
Nous continuons ensuite de remonter le long de la mer Adriatique, en traversant brièvement la Bosnie sur une dizaine de kilomètres. La vue des montagnes se jetant dans la mer sera notre décor pour de nombreuses journées.

A la frontière Bosniaque 

Nous dormons les nuits dans d’immenses campings, qui sont fermés pour l’hiver mais dont les portails sont systématiquement ouverts. Heureusement les températures sont clémentes. Par contre, être seuls dans un énorme camping donne une impression de fin du monde, où nous serions les derniers rescapés. Nous verrons à de rares moments des camping-cars et ce sera pour nous l’occasion de rencontrer une famille française vadrouillant en camping-car pour quelques semaines et avec qui nous partagerons un agréable apéro 🙂 !

Nous arrivons ainsi à Split, et visitons le palais dioclétien. Nous pensions voir un ancien palais romain. En fait c’est toute la vieille ville, qui au gré de l’histoire et des agressions, s’est construite dans le château ! Des constructions de toutes les périodes s’y retrouvent ainsi, dont des sphynx d’origine vieux de plus de 2000 ans.
Split sera aussi l’occasion de notre dernière baignade. La Dalmatie est incroyable, il y a toujours une île en face, à quelques kilomètres. Ce qui fait que nous avons l’impression d’être le long d’un très grand lac, et l’eau est toujours très calme.
A proximité de Split, nous découvrons la forteresse de Kliss, les ruines romaines de Solin et la ville de Trogir.

Forteresse de Kiss 
Amphithéâtre romain 
Autres ruines romaines 
Trogir 
Trogir 
Primosten
La route jusqu’à Zadar sera l’occasion de passer par Krka, dont les nombreuses chutes d’eau nous auront émerveillées. Dès que nous nous éloignons de la côte, nous découvrons à nouveau des fermiers avec leurs moutons, des maisons plus rustiques,…
À Zadar, nous avons été émus par l’orgue marin. Souvent nous préférons les centre-villes anciens, plus authentiques. Mais ici, entendre l’harmonie des mélodies créées par le mouvement de l’eau et les fluctuations nées lors de passage des bateaux nous aura touchés !
La route après Zadar nous révélera les paysages les plus sauvages du pays. C’est aussi là que nous recevrons le plus bel accueil. Alors que les maisons sont rares, les hôtels sont chers ou fermés, nous demandons l’hospitalité devant une maison dont les fenêtres sont ouvertes. La dame nous informe qu’elle est en plein travaux, et nous lui précisons qu’on peut dormir dans une chambre vide et y installer la tente. Elle loge ailleurs mais il reste un lit, elle nous le montre, puis elle part. Une heure après, elle revient avec 4 escalopes de dinde, des frites et de délicieux épinards, cuits et prêts à être mangés, ainsi que de nombreuses boîtes de thon, bananes, fromage,… La surprise de telles attentions nous aura touchés !
Et déjà nous arrivons à Rijeka, d’où nous n’avons plus qu’à grimper la colline afin de rejoindre la Slovénie. Les règles sanitaires font que nous sommes obligés de transiter en moins de 12h. Nous nous pressons donc, et comme toujours, les frontières se franchissent aisément !
Nous aurons donc passé deux semaines en Croatie, et nous n’aurons pas vu le temps passer. La temporalité du voyage a totalement changé : nous avons arrêté de prévoir loin dans le futur. Notre horizon est le lendemain, et parfois à l’abord des grandes villes à 3 jours. Pourtant, la situation sanitaire est telle que nous avions un sentiment d’urgence, et nous voulions arriver au plus vite en Italie, mais sans se fixer de dates pour y être. Nous avons considéré qu’une fois proche, nous verrions qu’elles seraient les règles en vigueur, et que nous nous y conformerions.











































Merci pour ce récit (et ces belles photos!). Nous avons un faible pour Zadar, pour notre part. Bonne route. Oxana.
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Nous, notre coup de cœur a été Dubrovnik 😊.
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