La Macédoine: un pays au nom de salade !

En entrant en Macédoine du Nord, notre première réflexion est que nous sortons de l’UE. Fini la 4G pour nous aider à communiquer, ou pour chercher hôtel ou camping quand nous ne trouvons rien…

Nous sommes curieux de découvrir ce pays, nous disant que la décision de la Grèce de fermer ses frontières terrestres nous offre l’opportunité de rouler en Macédoine du Nord. C’est un pays où probablement nous n’aurions jamais mis les pieds sinon.

Notre premier aperçu est mitigé : les paysages sont beaux, mais après la Bulgarie, les gens nous semblent froids et distants. Cette première impression se confirmera lors de notre court séjour en Macédoine du Nord.

La découverte de Skopje, la capitale, révèle tous les contrastes que peut receler ce pays. Nous passons d’énormes dechetteries organisées en pleine nature où les déchets sont brûlés, à des quartiers périphériques semblant très pauvres, à la limite des bidonvilles, à un centre-ville tout neuf, où les statues sont si nombreuses que nous ne savons où donner de l’oeil et que nous nous croirions plus à Disneyland ou chez un collectionneur glouton, que dans une capitale… La ville s’organise autour de deux rives d’un petit fleuve: une anciennement ottomane avec le vieux bazar, une autre anciennement serbe, et maintenant ville nouvelle. Nos sentiments sont mitigés, et nous pensons que cette profusion excessive de statue révèle la difficulté pour la Macédoine du Nord de se créer un récit historique accepté par les pays voisins. Alexandre le Grand, de Macédoine, est revendiqué par la Grèce, car le territoire macédonien d’où il provient a récemment été conquis par la Grèce. Cette dernière a obligé l’anciennement République de Macédoine à changer de nom et de drapeau. La Bulgarie lui réfute l’héritage de l’alphabet cyrillique… Comme le dit notre ami Quentin « Tout comme la macédoine est un mélange de légumes, la Macédoine du Nord est un mélange de cultures, un pays qui porte le nom d’une salade, peut-il avoir une histoire ». En effet, le pays ayant plusieurs diversités minorités religieuses et ethniques (chrétiens, orthodoxes, musulmans, macédoniens, albanais, serbes, turcs) il est dur de trouver un sujet commun et rassembleur.

Nous pensons que ces difficultés rejaillissent sur les macédoniens et que cela explique leurs comportements froids et distants.

Nous aurons eu des gens aidant, un nous hébergeant dans son restaurant, un autre nous invitant dans son hôtel. Mais à chaque fois après nous avoir aidé, la personne part et nous ne discutons pas…

Camping au restaurant !

Le canyon de Matka, si proche de Skopje, est incroyable. 

Le parc Mavrovo recèle des vues de montagnes incroyables, tellement que nous ne ressentons pas le besoin de randonner, la vue depuis la route étant déjà parfaite à notre goût.

Et que dire du lac d’Ohrid et de la ville éponyme! La couleur de l’eau turquoise fait furieusement penser à des plages maritimes exotiques, tandis que la vieille ville bien conservée donne envie d’arpenter les ruelles et s’y perdre le temps d’un soir.

Malgré la petite taille du pays, nous aurons l’occasion de revoir Quentin deux fois. Et de croiser deux couples de cyclistes entre Mavroro et Ohrid. 

Avec Quention, motard français que nous avions rencontrés en Bulgarie et que nous avons revus à plusieurs reprises 🙂

C’est au final un pays dont nous sommes contents de partir, n’ayant jamais réussi à échanger avec les locaux. Également les contrastes saisissants entre l’extrême pauvreté de certains et l’opulence d’autres est presque choquante, après la Bulgarie ou la Roumanie où tout semblait uniformément pauvre. Enfin, la conduite assez folle dans certaines zones, avec des comportements dangereux, nous motive à nous éloigner.

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