Belgique – Pays-Bas, ou le paradis de l’apaisement

Pendant la semaine qu’a duré notre traversée de la Belgique et des Pays-Bas, un mot nous venait instantanément à l’esprit : apaisement. Pour dire la vérité, ce sont deux pays qui ne nous intéressaient auparavant que pour les villes : comment ne pas être émerveillé devant des villes aussi diverses et riches qu’Amsterdam, Bruxelles, Gand ou Bruges, pour ne citer qu’elles ? Mais nous n’avions jamais eu l’idée d’aller parcourir la campagne de ces pays.

La côte belge, aux très nombreuses plages

Nous sommes ravis d’avoir pu corriger ceci, et de quelle manière. ! Notre entrée en Belgique s’est faite par la côte, que nous avons longé pendant près de 30 kms, avant de nous décider à bifurquer et nous diriger vers Bruges, en suivant le canal depuis Ostende. C’est à partir de ce moment que l’apaisement s’est fait sentir : la circulation était douce, les voies cyclables nombreuses et de qualité, … et surtout les belges et les hollandais étaient au diapason des paysages, voguant à vélo à leurs rythme, ou bien s’arrêtant dès l’instant que nous souhaitions traverser, voire même parfois avant alors même que nous ne souhaitions pas traverser. Mais dès l’instant que notre cheminement pouvait éventuellement croiser une route, comme à un rond-point, les véhicules s’arrêtaient, attendant notre décision.

Manifestement, nous n’avons pas eu de collisions avec des bateaux 😃

Ceci nous a surpris, nous qui sommes déjà agréablement surpris quand un véhicule s’arrête dès le moment où nous arrivons au passage piéton. Ici le cycliste est roi, et pour qu’il n’ait pas à ralentir des craintes d’un choc, le véhicule cède le passage en amont.

Entre Bruges et Damme. On sent que le vent est omniprésent 😊

C’est donc dans un esprit relaxé que nous avons abordé Bruges, avant de longer un autre canal vers Damme et entrer dans les Pays-Bas, que nous avons brièvement parcourus afin de revenir en Belgique à Anvers, pour notre première journée de repos. Ce fut donc une journée passée à faire la lessive, réparer les vélos, faire quelques achats et visiter la ville, et également avoir le plaisir de cuisiner normalement le soir.

Oui !! Un béguinage 😊 hop, on se relaxe !

C’est donc au final peu reposé que nous sommes partis le surlendemain de notre arrivée, direction Dordrecht, aux Pays-Bas. Et là le coup de cœur s’est réellement réalisé : nous avons découvert des paysages verdoyants, de nombreux moulins et surtout des cours d’eau pléthoriques, avec de nombreuses maisons dont la terrasse donnait directement sur l’eau, avec qui une barque, qui un paddle. La traversée de nombreuses villes nous confirmait l’impression d’apaisement, avec de très nombreuses voies vélo, une circulation automobile fluide voire absente (certes nous y avons été en juillet), et toujours de très nombreuses personnes à vélo.

Un rond point pour la circulation des barques. Mesdames et messieurs, on tourne par la droite ➡️

De Dordrecht, nous avons réalisé notre premier détour afin de découvrir Kinderdijk, et ses nombreux moulins. L’ingéniosité déployée dès le XVIIIème siècle est une véritable ode à la science et une main tendue vers l’autre. En effet les moulins permettaient d’abaisser le niveau d’eau de certaines zones, en remontant l’excédent d’eau par delà une digue. Il falllait donc que la digue retienne l’eau, et que les moulins l’évacuent bien pour que la zone reste asséchée, et surtout non inondée. Outre la technique dont il est possible de se convaincre, il fallait que chacun dans la zone ait confiance dans le travail constant et inlassable de l’autre ; si un seul manquait son travail, alors c’est toute la chaîne qui se trouvait les pieds dans l’eau (voire carrément le corps sous l’eau…)

Kinderdijk 😍

Enfin, notre sortie des Pays-Bas nous a permis de découvrir des paysages jusqu’alors insoupçonnés, permettant de varier les polders, avec des bois et des (petites collines), mais également des plaines étirées jusqu’à l’horizon, qu’on n’aurait pas imaginé exister aux Pays-Bas.

Aragorn, l’orque se cache derrière l’arbre à droite ! 😬

Au niveau de l’écologie, et même s’il est difficile de transposer la situation de deux pays à faible superficie et faible dénivelée à la France, nous pensons que certains points peuvent servir d’exemple, en particulier dans les villes. Les centre-villes sont pavés, ce qui est un plus au niveau de la chaleur transmise lors d’épisodes de canicules par rapport à un bitume noir. Également les pavés étant parfois légèrement inégaux, cela pousse à ralentir et donc cohabiter avec les différents modes de déplacement. Les voies vélo sont très développés, ont leur signalétique propre de sorte qu’il est aisé de planifier une excursion à la journée sans risque de se perdre. Nous voyions d’ailleurs de nombreux groupes de tous âges rouler ensemble, ou se poser à la terrasse des cafés disséminés dans la campagne. Et ceci tant le week-end que le soir en semaine, mettant à profit le fait de finir tôt leur journée. La nature y est respectée et valorisée, même si comme ailleurs nous avons vu des déchets jetés le long de la route (paquet de cigarettes, masques, bouteilles,…) 

Ce sont donc deux pays que nous avons fortement apprécié et où nous avons été bien accueillis. C’est simple, sur 7 nuits, nous avons payé le camping que deux fois ! 

Les moulins, omniprésents 😀

Nous notons également que nous progressons dans le voyage et notre notion de confort évolue : un soir nous avons dormi sur des cartons, couplé à un tapis de yoga et nos matelas gonflable, ceci au sous-sol d’une maison. Et nous nous sommes émerveillés de ce confort ! 

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