Premiers tours de roues: la France

Le départ a bien été lancé le dimanche 12 juillet de Quévert-Dinan (22) accompagnés de nos proches pendant une vingtaine de kilomètres en vélos et en voiture.

Hector, le véo de Pierre-Jean
Nazca, je vélo de Sandrine
Pollux, la mascotte

Et déjà, sur les bords de Rance, les premiers dépaysements se font ressentir, avec la vue des falaises et des maisons en bord d’eau.

Chemin du Halage – Dinan (22)

Puis arrive si vite le Port Saint-Hubert, et ce pique-nique encore entouré de nos proches. Repas englouti bien vite, et déjà ils plient la nappe, afin de nous pousser à prendre le départ. Nous allons à nos vélos, et voyons une haie d’honneur formée de vélo.

Pont Saint-Hubert – Port Saint-Jean (35)
Port Saint-Jean (35)

Quelques tours de roue, un peu d’assistance électrique, et voilà nous sommes lancés!

Mais nous ne pouvons pas limiter notre parcours en France à la côte: nous avons débuté en fanfare par le Mont Saint-Michel le premier soir, avant d’aller dans les terres et connaître un réel plaisir à suivre l’Eurovélo 4 jusqu’à Vire, au moyen d’une voie douce isolée de la circulation, et particulièrement agréable. Nous avons alors bifurqué afin de découvrir la Suisse Normande, sa dénivelée et ses paysages évoquant effectivement des pâturages d’altitude. La brume ce jour là a ajouté une ambiance très montagneuse.

A Caen, où nous avons été hébergés par une famille charmante, nous avons retrouvé la mer, que nous avons longée jusqu’à Honfleur, traversant des villes mignonnes mais où nous n’avons fait que passer. Même Honfleur, située à 300 m du camping, n’a pas été foulée par nos pas. Nous étions éreintés, et voulions faire sécher notre tente. Le temps d’envisager une visite, 23h étaient passées… Afin d’éviter le pont de Normandie, nous avons traversé le Marais Vernier, un lieu hors du temps avec ses maisons aux toits de chaume avec des plantations dans la glaise afin de stabiliser la chaume.

Le pont de Normandie au dessus de la Seine
Traversée de la Seine par le bac
Marais Vernier (27)

Et puis, effectivement, nous atteignons la côte d’Albatre, au final très tournée vers sa campagne car la mer bien que proche est souvent distante de la hauteur d’une falaise. Nous y avons découvert les champs de lin, et profité de vues privilégiées sur la côte.

Puis vient la côte d’Opale et ses plages de sable fin, plus touristique. Et quand nous pensions glisser tranquillement jusqu’à la frontière, nous avons buté sur des montées très sèches peu avant Calais. Les paysages étaient magnifiques, et nous évoquaient bien plus le Yorkshire que le Nord Pas-de-Calais.  La France est riche de paysages variés, nous en avons été les témoins privilégiés. En plus à vélo nous avons la chance de voir et ressentir dans nos muscles ces changements.

La première semaine n’a pas été avare en malchances: Pierre-Jean a perdu en quelques centaines de kilomètres des boulons de fixation de garde boue alors que jamais il n’en n’avait perdus en plus de 10 000 kms. Le réchaud universel acheté à prix d’or et testé avant le voyage s’est mis à fuir et a été inutilisable, nous obligeant à acheter un nouveau réchaud à gaz. C’était sans compter sur la pénurie de cartouches de gaz vissables sur toute la côte (nous avons visité tous les Décathlon de la côte, ils ne nous ont pourtant pas sponsorisés !)… La solution a notamment été de profiter des nombreuses baraques à frites le long de la route. Ce n’est pas très light, mais nous avions systématiquement faim! Ensuite, vient le tour de la remorque qui semble se déformer au fur et à mesure qu’on s’arrête et à force de passer par des chemins caillouteux. Au final, quelques réglages et hop elle a l’air de tenir pour l’instant.

Le premier soir, après 70 km, nous trouvions que nous avions peu avancé, car sur la carte de France nos points de départ et arrivée semblaient proches. Au bout de 10 jours et demi, et après 775 kms, nous voyons notre progression, et nous rentrons en Belgique.

Enfin, ces premiers tours de roue nous ont permis de mesurer les différentes émotions que pouvaient générer nos vélos. Notamment un homme qui nous a apostrophé à Saint-Valery-sur-Somme, ne cessant de répéter qu’il n’imaginait pas voir ceci en se levant le matin. Nous sentions que ça le touchait de voir une jeunesse imaginative, même si à notre goût notre mérite est faible, les vélos ayant été préparés par Déclic Eco.

Paparazzi à Saint Valéry-sur-Somme (80)

Mais de manière générale, nous avons eu droit à beaucoup de questions, et également plusieurs personnes qui nous prenaient en photo, nous ou nos vélos, avec ou sans notre autorisation.

Aussi, les questions posées étaient sensiblement les mêmes, et souvent posées dans le même ordre. Mais nous aurions probablement posé les mêmes si nous avions vu des vélos comme les nôtres: ce sont des panneaux solaires? mais du coup vous avez une assistance électrique? elle est où votre batterie? vous partez où? ah mais du coup combien de temps? quelle est votre autonomie? vous faites combien de km par jour? vous dormez où? et pour vos parents, ce n’est pas trop dur?

Le voyage continue 🙂

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